Meurtres pour rédemption – Karine Giebel

giebelJe ne sais pas combien de pages. Beaucoup. Lues en 48 heures. Dont une nuit.

Ça fait une éternité qu’un livre ne m’a pas tenue en haleine. C’est même pas un polar, pourtant. Y’a même pas d’intrigue de folie. Y’a juste que tu colles aux basques de l’héroïne et que t’as pas envie de la lâcher d’un souffle.

J’ai regardé Midnight express vers mes 12 ans. Un peu trop jeune, pourrait-on croire, mais non. La violence du film m’avait moins traumatisée que Robocop, vu au même âge. En revanche, je me souviens. De l’intensité du film, des émotions dans le bide, de la gerbe, de la fascination horrifiée face à la découverte de la vie carcérale. Ce sont les mêmes teintes dans ce livre.

J’ai aussi beaucoup retrouvé la colère de Lee, fil conducteur de « J’irai cracher sur vos tombes ».

En revanche, c’est la première fois qu’un personnage me laisse une si forte impression. Peut être parce que Marianne ne ressemble à aucune autre héroïne. Peut être parce que l’histoire décrit une femme qui se débat dans son humanité, et que ça, ça tape dans ce qui me prend le plus au bide.

Costaud. Puissant. Noir, certes, mais.. je ne sais pas. Je n’ai pas cauchemardé, ça ne m’a pas hanté, comme des Grangé ont pu le faire. Je crois que c’est parce que je soupçonne Grangé de prendre plaisir aux horreurs, aux descriptions ignobles, au gore qu’il met dans ses romans. Je ne lis pas pour jouer à me faire peur, je n’ai jamais aimé les films d’horreur. Ici ce n’est pas gore. C’est violent, sans complaisance. (Et puis personne ne crame)

Ou alors peut être qu’en vieillissant, tu intègres que la noirceur, elle existe, même à dose infinitésimale, dans toute chose. Comme la lumière.

 

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